2 cols dans la journée

Imilchil – Ari n’Zaimouzen

La neige a fondu. Mon frère Solen devait reprendre le travail et ma sœur Nayla n’avait pas les bonnes chaussures. Notre équipe s’est encore réduite. Ils ont pris un taxi tous les deux hier et je continue avec Yanis. On est reparti d’Imilchil mais cette fois-ci en direction de Zaouia Ahansal. On a fait du stop pour faire les premiers kilomètres qu’on avait déjà faits vendredi dernier. Cela nous a permis d’avancer un peu parce qu’on a 75 kilomètres à faire en haute montagne pour arriver à Zaouia Ahansal et on voudrait y être Jeudi. On a monté un col à 2600 m d’altitude, on est redescendu et on a suivi l’oued. Les paysages sont encore très différents et il n’y a absolument personne sur notre route. Heureusement on avait prévu l’eau et la nourriture. On a monté un deuxième col à 2800 m et on s’est arrêté là parce qu’il y avait un petit village et trop de vent pour continuer. Il n’y a que 6 maisons habitées par des jeunes qui sont tous berger ou muletier. Étonnamment chaque maison a un panneau solaire pour l’électricité. Ils parlent tous uniquement le berbère mais on arrive à se comprendre quand même. On a vérifié qu’on était sur le bon chemin en donnant le nom des villages qu’on avait noté. Ils nous ont indiqué un endroit où on pouvait planter la tente. On s’est installés devant l’une des bergeries, protégés du vent. Le sol est plat et confortable parce que c’est là qu’ils doivent enfermer les moutons l’été. Nous avons bien dormi et le matin, ils nous ont gentiment préparé un thé bien chaud.

témoignage de Paulina

Paulina, une amie chilienne, a marché avec Ilyan de Midelt à Imilchil et nous livre ses impressions :
« Ha terminado al experiencia más memorable de mi estadía en Marruecos.
Caminar con Ilyan, su perrita « Lost » por 5 días y medios, más de 110km juntos, no pudo ser más especial.
Ilyan es un chico de solo 13 años, tan diferente, realmente aprendí muchísimo, él es tan maduro, tiene las cosas claras y sabe lo que quiere.
Cada día que compartimos fue lleno de risas, de conversaciones, aventuras, disfrutar los paisajes, y esa constante expectación de qué veremos detrás de cada colina.
Cuidandonos el uno al otro, comodidades nos sentíamos en la ruta, si es que estábamos cansados, con hambre, cómo estaban nuestros pies, si teníamos sed, todo, fuimos muy cómplices, fue el mejor compañero de ruta que tenido en mis 5 años de viaje…
Me sorprendí mucho de cómo respeta la naturaleza, su curiosidad, como analiza su alrededor, las personas, los animales, como le enseña a su perrita para que sea obediente, su paciencia para muchas cosas y como se detiene a reflexionar.
Él es un claro ejemplo para las nuevas generaciones, la importancia de los valores que te dan en la familia, cumplir sueños y aventuras e ir más allá de los simples y aburridos estándares que la sociedad en que vivimos nos inculca a seguir ».

Réveil sous la neige

Oulghazi – Imilchil

Vers 1 heure du matin on a entendu la pluie tomber sur les toiles de tentes. Au réveil, surprise! Tout était blanc. Nous ne nous attendions pas à cela même si la météo prévoyait de la neige sur les hauteurs. Il fait très froid, nous devons tout plier et partir. Nous avons tous les mains congelées et rangeons les tentes une par une tous ensemble pour aller plus vite. Dès qu’une tente est pliée, nous nous entassons dans la plus grande pour nous réchauffer un peu. Cette petite aventure fait bien rire Solen mais moi, pas du tout. On est trempés, il fait froid et nous devons reprendre la route dans cet état. Une fois prêts, nous cherchons un passage pour retraverser l’Oued. Finalement, nous devons sauter sur de grosses pierres en tachant de garder l’équilibre. Juste après nous nous arrêtons dans le petit village d’Igherm n’Ouchti où une famille nous invite à boire un thé et nous réchauffer près du poêle. Les habitants nous disent que la route pour Anergui est bloquée et dangereuse avec la montée de l’Oued. Nous faisons donc demi-tour pour retourner sur Imilchil où nous pourrons sécher nos affaires et attendre que la météo soit plus clémente. Du coup nous faisons quelques batailles de boules de neige. Lost est de la partie et s’amuse comme une folle. Sur la route, un camion nous propose de nous transporter jusqu’à Imilchil. Nous acceptons volontiers car même si le soleil fait son apparition, nous sommes vraiment mouillés. Nous retournons au Gite Tadmert où nous pouvons nous réchauffer. Lhousain Oukhatar rentre peu après nous et nous propose de trouver un autre itinéraire pour repartir dès que possible.

Marche en famille

Imilchil – Oulghazi

 J’étais censé partir ce matin avec mes frères, Solen et Yanis, et soeurs, Oriane et Nayla, et Eliott, le bébé d’Oriane. Malheureusement, Eliott se réveille malade et Oriane et lui ne pourront pas marcher avec nous. On décide quand même de faire le début tous ensemble avec un muletier et sa mule qui porteront Eliott. Nous partons donc à 11 en direction d’Anergui après avoir traversé la petite ville d’Imilchil. C’est le jour du souk et beaucoup d’habitants des villages voisins viennent faire les provisions de la semaine. Quand on s’avance dans la vallée, nous traversons beaucoup de petits douars dont les maisons sont presque toutes en briques de terre de la couleur des montagnes, c’est splendide. Au bout de 10 km nous pique-niquons au bord de l’Oued. Après le déjeuner, on se sépare et je continue avec Solen, Yanis et Nayla. On a marché encore une dizaine de kilomètres jusqu’à ce qu’on trouve un bel endroit au dessus de l’oued. Le soleil chauffait bien et je me suis trempé les jambes pour faire nager Lost. On a fait un feu, on s’est préparé un petit thé et on a joué aux cartes sous la tente. Dès que le soleil s’est couché la température est tombée rapidement. La nuit prévoit d’être fraîche!

Retrouvailles

Anfgou – Imilchil

En partant le matin de notre petit abris, un berger nous indique le chemin pour monter au sommet que nous devons franchir pour rejoindre Imilchil. Nous faisons une belle montéee pour atteindre le sommet à 2666 mètres d’altitude. Nous utilisons le GPS pour nous orienter et devons suivre l’oued pour nous diriger vers le premier lac: Isli. Il existe une légende au sujet des deux lacs Isli et Tislit proches d’Imilchil qui raconte l’histoire d’un amour impossible. Plus loin un autre berger nous indique comment nous diriger vers le second lac qui se trouve juste avant la ville. Il suffit d’aller tout droit entre deux montagnes mais le vent se lève et le brouillard aussi. Nous utilisons la boussole pour nous diriger et heureusement en arrivant au lac de Tislit le soleil refait son apparition. C’est magnifique. Le Gite Tadmert se trouve juste après et nous y retrouvons toute la famille et des amis qui nous attendent. Il fait bien froid et on est content d’être au chaud. Le propriétaire, Lhousain Oukhatar qui avait prévu de m’accueillir n’a pas pu être là mais toute sa famille nous reçois avec beaucoup de gentillesse et nous jouons aux cartes avec ses enfants qui ont mon âge. Je suis tellement heureux de retrouver tout le monde que je n’arrive pas à dormir.

Nuit dans la bergerie

Agoudim – Anfgou

Nous quittons Agoudim avec Driss qui nous guide sur les premiers kilomètres pour que nous prenions un raccourci qui permet de rejoindre Imilchil. Nous sommes seuls au milieu des montagnes qui sont de plus en plus hautes. A nouveau le soir nous campons sous un arbre peu après Ait Merzoug. Nous avons heureusement fait quelques provisions parce qu’il n’y a rien. Le lendemain, nous devons passer un col et marcher sur une crète. Nous avons eu très peur parce que Lost qui marchait derrière nous est tombée sur le côté qui était très pentu et heureusement elle a été retenue par un arbre. Nous ne pouvions pas aller la chercher tellement c’était raide et elle a fini par réussir à remonter toute seule.Vers 17h, après avoir passé Anfgou, on cherche un endroit pour dormir et il n’y avait rien ni personne. Comme il y avait un risque de pluie, on était un peu inquiet. Finalement on voit une mule, on est très contents et effectivement il y a un berger et sa femme qui la suivent. Ils nous proposent de nous installer dans leur bergerie parce que eux repartent dans leur village à 3 kilomètres de là. C’était incroyable il y avait tout ce dont on avait besoin, une table, une bouteille de gaz pour préparer le thé. Une personne nous avait donné du pain et nous avions des tomates et des oranges. Alors que nous craignions de dormir dehors, nous avons passé une soirée magnifique.

Attention touristes

Tounfite – Agoudim

Avec Paulina et Lost, nous sommes partis de Boulbzouz sur la route de Tounfite et nous avons planté la tente sous un magnifique arbre après le village. Les paysages sont splendides. Nous avons croisé un rallye de 4×4 espagnols qui distribuaient des gâteaux aux enfants. Ils pensaient bien faire mais en fait, c’est l’inverse. Cela a créé des bagarres entre les enfants. Tous les papiers sont restés sur les chemins. Les enfants nous ont insultés parce que nous n’avions rien à leur donner. Ça m’a bien énervé.
Avec OPEN Village, l’association de mes parents, nous avons combattu cette mauvaise habitude des touristes afin de rétablir une bonne relation entre les voyageurs et les villageois. Le mieux quand on va dans des endroits isolés et pauvres est de faire les dons à l’association du village qui redistribuera. C’est Rachid Mandili qui fonctionne comme ça dans son village de Association Tizi n’oucheg depuis longtemps et les habitants n’ont pas une relation faussée avec les randonneurs qui passent chez eux.
Le soir nous avons dormi à Agoudim chez Auberge Ouabbass Agouddim où Driss nous a accueilli très gentiment et expliqué le parcours pour la suite.

Attention touristes

Tounfite – Agoudim

Avec Paulina et Lost, nous sommes partis de Boulbzouz sur la route de Tounfite et nous avons planté la tente sous un magnifique arbre après le village. Les paysages sont splendides. Nous avons croisé un rallye de 4×4 espagnols qui distribuaient des gâteaux aux enfants. Ils pensaient bien faire mais en fait, c’est l’inverse. Cela a créé des bagarres entre les enfants. Tous les papiers sont restés sur les chemins. Les enfants nous ont insultés parce que nous n’avions rien à leur donner. Ça m’a bien énervé.
Avec OPEN Village, l’association de mes parents, nous avons combattu cette mauvaise habitude des touristes afin de rétablir une bonne relation entre les voyageurs et les villageois. Le mieux quand on va dans des endroits isolés et pauvres est de faire les dons à l’association du village qui redistribuera. C’est Rachid Mandili qui fonctionne comme ça dans son village de Association Tizi n’oucheg depuis longtemps et les habitants n’ont pas une relation faussée avec les randonneurs qui passent chez eux.
Le soir nous avons dormi à Agoudim à l’Auberge Ouabbass Agouddim où Driss nous a accueilli très gentiment et expliqué le parcours pour la suite.

Midelt

Une bonne journée de marche qui s’est terminée sous la pluie. Nous étions presque arrivés à Midelt quand des trombes d’eau se sont abattues sur nous. Nous avons du faire les derniers kilomètres en taxi. Sur le chemin nous nous sommes arrêtés dans un café à touristes et le chauffeur curieux a demandé ce que je faisais. Il en a informé tous les chinois en djellaba qu’il transportait et j’ai vécu une séance photo mémorable, moi qui déteste ça. Samedi, après avoir récupéré tout ce qui n’était pas indispensable dans mon sac trop lourd, Anass a repris un taxi pour rentrer chez lui et Paulina, une amie qui a fait du woofing chez nous, m’a retrouvé à l’hôtel où j’ai pu me reposer. Elle m’a ramené une paire de chaussures parce que ma semelle s’est tellement usée que je commençais à avoir des ampoules. J’ai de nouveaux pieds très confortables et je peux repartir tranquille. Avec Paulina qui vient du Chili, je parle anglais ou espagnol et avec les gens qu’on croise, français ou darija (arabe marocain). Je vais devoir jongler avec les 4 langues pendant quelques jours, ça va être un bon exercice. Nous avons repris la marche dimanche et un taxi nous a déposé sur la route de Tounfite pour rejoindre Imilchil par les montagnes.

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