Retrouvailles

Anfgou – Imilchil

En partant le matin de notre petit abris, un berger nous indique le chemin pour monter au sommet que nous devons franchir pour rejoindre Imilchil. Nous faisons une belle montéee pour atteindre le sommet à 2666 mètres d’altitude. Nous utilisons le GPS pour nous orienter et devons suivre l’oued pour nous diriger vers le premier lac: Isli. Il existe une légende au sujet des deux lacs Isli et Tislit proches d’Imilchil qui raconte l’histoire d’un amour impossible. Plus loin un autre berger nous indique comment nous diriger vers le second lac qui se trouve juste avant la ville. Il suffit d’aller tout droit entre deux montagnes mais le vent se lève et le brouillard aussi. Nous utilisons la boussole pour nous diriger et heureusement en arrivant au lac de Tislit le soleil refait son apparition. C’est magnifique. Le Gite Tadmert se trouve juste après et nous y retrouvons toute la famille et des amis qui nous attendent. Il fait bien froid et on est content d’être au chaud. Le propriétaire, Lhousain Oukhatar qui avait prévu de m’accueillir n’a pas pu être là mais toute sa famille nous reçois avec beaucoup de gentillesse et nous jouons aux cartes avec ses enfants qui ont mon âge. Je suis tellement heureux de retrouver tout le monde que je n’arrive pas à dormir.

Nuit dans la bergerie

Agoudim – Anfgou

Nous quittons Agoudim avec Driss qui nous guide sur les premiers kilomètres pour que nous prenions un raccourci qui permet de rejoindre Imilchil. Nous sommes seuls au milieu des montagnes qui sont de plus en plus hautes. A nouveau le soir nous campons sous un arbre peu après Ait Merzoug. Nous avons heureusement fait quelques provisions parce qu’il n’y a rien. Le lendemain, nous devons passer un col et marcher sur une crète. Nous avons eu très peur parce que Lost qui marchait derrière nous est tombée sur le côté qui était très pentu et heureusement elle a été retenue par un arbre. Nous ne pouvions pas aller la chercher tellement c’était raide et elle a fini par réussir à remonter toute seule.Vers 17h, après avoir passé Anfgou, on cherche un endroit pour dormir et il n’y avait rien ni personne. Comme il y avait un risque de pluie, on était un peu inquiet. Finalement on voit une mule, on est très contents et effectivement il y a un berger et sa femme qui la suivent. Ils nous proposent de nous installer dans leur bergerie parce que eux repartent dans leur village à 3 kilomètres de là. C’était incroyable il y avait tout ce dont on avait besoin, une table, une bouteille de gaz pour préparer le thé. Une personne nous avait donné du pain et nous avions des tomates et des oranges. Alors que nous craignions de dormir dehors, nous avons passé une soirée magnifique.

Attention touristes

Tounfite – Agoudim

Avec Paulina et Lost, nous sommes partis de Boulbzouz sur la route de Tounfite et nous avons planté la tente sous un magnifique arbre après le village. Les paysages sont splendides. Nous avons croisé un rallye de 4×4 espagnols qui distribuaient des gâteaux aux enfants. Ils pensaient bien faire mais en fait, c’est l’inverse. Cela a créé des bagarres entre les enfants. Tous les papiers sont restés sur les chemins. Les enfants nous ont insultés parce que nous n’avions rien à leur donner. Ça m’a bien énervé.
Avec OPEN Village, l’association de mes parents, nous avons combattu cette mauvaise habitude des touristes afin de rétablir une bonne relation entre les voyageurs et les villageois. Le mieux quand on va dans des endroits isolés et pauvres est de faire les dons à l’association du village qui redistribuera. C’est Rachid Mandili qui fonctionne comme ça dans son village de Association Tizi n’oucheg depuis longtemps et les habitants n’ont pas une relation faussée avec les randonneurs qui passent chez eux.
Le soir nous avons dormi à Agoudim chez Auberge Ouabbass Agouddim où Driss nous a accueilli très gentiment et expliqué le parcours pour la suite.

Attention touristes

Tounfite – Agoudim

Avec Paulina et Lost, nous sommes partis de Boulbzouz sur la route de Tounfite et nous avons planté la tente sous un magnifique arbre après le village. Les paysages sont splendides. Nous avons croisé un rallye de 4×4 espagnols qui distribuaient des gâteaux aux enfants. Ils pensaient bien faire mais en fait, c’est l’inverse. Cela a créé des bagarres entre les enfants. Tous les papiers sont restés sur les chemins. Les enfants nous ont insultés parce que nous n’avions rien à leur donner. Ça m’a bien énervé.
Avec OPEN Village, l’association de mes parents, nous avons combattu cette mauvaise habitude des touristes afin de rétablir une bonne relation entre les voyageurs et les villageois. Le mieux quand on va dans des endroits isolés et pauvres est de faire les dons à l’association du village qui redistribuera. C’est Rachid Mandili qui fonctionne comme ça dans son village de Association Tizi n’oucheg depuis longtemps et les habitants n’ont pas une relation faussée avec les randonneurs qui passent chez eux.
Le soir nous avons dormi à Agoudim à l’Auberge Ouabbass Agouddim où Driss nous a accueilli très gentiment et expliqué le parcours pour la suite.

Midelt

Une bonne journée de marche qui s’est terminée sous la pluie. Nous étions presque arrivés à Midelt quand des trombes d’eau se sont abattues sur nous. Nous avons du faire les derniers kilomètres en taxi. Sur le chemin nous nous sommes arrêtés dans un café à touristes et le chauffeur curieux a demandé ce que je faisais. Il en a informé tous les chinois en djellaba qu’il transportait et j’ai vécu une séance photo mémorable, moi qui déteste ça. Samedi, après avoir récupéré tout ce qui n’était pas indispensable dans mon sac trop lourd, Anass a repris un taxi pour rentrer chez lui et Paulina, une amie qui a fait du woofing chez nous, m’a retrouvé à l’hôtel où j’ai pu me reposer. Elle m’a ramené une paire de chaussures parce que ma semelle s’est tellement usée que je commençais à avoir des ampoules. J’ai de nouveaux pieds très confortables et je peux repartir tranquille. Avec Paulina qui vient du Chili, je parle anglais ou espagnol et avec les gens qu’on croise, français ou darija (arabe marocain). Je vais devoir jongler avec les 4 langues pendant quelques jours, ça va être un bon exercice. Nous avons repris la marche dimanche et un taxi nous a déposé sur la route de Tounfite pour rejoindre Imilchil par les montagnes.

Seuls dans le désert

Ait Karmoss – Aarbane – Zaida

Pendant 3 jours on a marché sur des routes plates et désertiques entourées de montagnes. Sur les conseils des villageois on a pris le chemin le plus à l’est parce qu’il faisait trop froid dans la vallée où on était. C’est une route toute droite, sans aucun village, très peu de passage. Heureusement on trouve toujours un petit endroit pour planter la tente à l’abris ou poser nos sacs de couchage. Lost fait pas mal de bêtises la nuit, elle nous réveille, abîme la tente et fait pipi partout. On a décidé de l’attacher dès qu’on monte ou démonte les tentes pour qu’elle apprenne à se calmer. On rencontre des gens très sympas dans les rares épiceries qui sont sur notre chemin. On reste discuter dans ces moments là parce que sinon on marche plutôt en silence. On pense qu’on arrivera à Midelt Vendredi.

Salut les copains

Petit retour de Nayla, la soeur d’Ilyan, Moha et Nejma, leurs amis de toujours qui ont marché 5 jours avec Ilyan la semaine dernière: « Nous avons passé une semaine géniale. Les paysages étaient magiques, au Parc de Tazekka, on avait l’impression d’être au Canada. On a adoré camper, monter les tentes, faire un feu et on a bien rigolé quand il pleuvait et qu’on était coincés dans les tentes. La marche était plus difficile qu’on ne pensait surtout avec les sacs sur le dos mais on est fiers d’avoir tenu jusqu’au bout. En plus on a du porter Lost mais on était super contents de l’avoir avec nous. On a fait environ 80 kilomètres. Ilyan est vraiment fort parce qu’il marche sans se fatiguer. Son seul défaut est de ne pas aimer les photos. »
Commentaire d’Ilyan: « Je trouve que chacun s’est dépassé et a fait beaucoup d’efforts. Je ne pensais pas qu’on marcherait autant. On a beaucoup ri et cette semaine m’a fait du bien. »

avec Anass Yakine

Ait el Begal – Ait Khbach

Changement de compagnons, changement de paysages, changement de rythme mais toujours le même objectif: aller jusqu’à Ouarzazate à pied en passant par les campagnes. Celle qui ne change pas c’est Lost, ma petite chienne, qui s’est très bien adaptée à sa nouvelle vie. On a retrouvé Anass Yakine à Boulemane. Lui, a déjà une grande expérience de marche au Maroc puisqu’il a sillonné le pays pendant deux ans à pied avec un sac à dos. Il a eu la gentillesse de m’accompagner quelques jours. Il a remplacé Nayla, Nejma, Moha et maman avec qui j’ai passé un très bon moment. Ils nous ont déposés à Ait El Begal, au niveau de là où je m’étais arrêté la veille. Nous avons refait nos sacs en prenant quelques affaires bien chaudes supplémentaires et nous avons pris la route après avoir embrassé tout le monde. On a marché environ 15 km en direction de Boulemane. On a installé nos tentes près d’un petit village, Ait Khbach, entre deux champs dans un bel endroit. On a regardé le coucher du soleil et on s’est couchés tôt.

ça monte, ça monte!

Mediouna Adrej – Sarij

Après un bon petit déjeuner chez un habitant d’Assamer nous reprenons la marche vers 11 heure avec quelques affaires mouillées dont les chaussures de Moha qui est obligé de marcher en sandales. Papa a prévu de nous rejoindre à Tilminate vers 15h avec un bon repas. Presque tout le trajet est une montée. Chacun travaille son mental pour avancer sans se décourager. Nejma compte ses pas, Nayla utilise la méthode Coué et se convainc que le chemin est plat. On arrive pile ensemble au rendez-vous. Je continue avec papa et Moha 8km de côte supplémentaire pendant que les filles partent chercher un endroit pour dormir. On aura monté 700m de dénivelé dans la journée et touché la neige. On passe la nuit dans un tout petit hôtel dans le village magnifique de Imouzzer Marmoucha perché sur une falaise.

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